Negombo, Kandy, Dambulla, Pinawalla
SAMEDI 08-12-12
Notre avion attérit vers 22h. Il fait encore très chaud malgré l'heure tardive. On sent aussi l'humidité. Nous passons par les duty free qui vendent les choses habituelles (chocolat, alcool) mais aussi de l'électroménager: des machines à laver, gazinière, frigo, TV, tout ça dernier cris. On a décidé de ne rien prendre pour cette fois-ci... Ensuite, dans le terminal, on retire de l'argent du pays, des roupies sri-lankais et on part à la recherche d'un taxi pour nous emmener à la guest house que nous avions réservée. Les tarifs ont l'air exorbitants, même en utilisant les taxis prépayés de l'aéroport. On voit là encore que les tarifs officiels peuvent être négociés: en disant que c'est trop cher pour nous et que nous allons trouver par nous même, l'employé nous fait comprendre que ce n'est pas possible, mais dès que l'on s'éloigne, il nous court après avec une réduction. Finalement, on sort quand même du terminal et demandons à quelques autres taxis qui nous donnent tous le même prix. Ça nous parait toujours trop cher mais un des conducteurs nous dit que l'on peut trouver des tuk-tuk à l'extérieur de l'enceinte de l'aéroport. Ils ne sont pas autorisés à rentrer. On trouve facilement et après une petite négociation pour le prix, c'est direction Negombo Beach. Sur la route, on voit un HSBC. On est dégouté, on aurait du vérifier. Tant pis, on payera les frais bancaires.
Après pas mal d'aller-retours dans la rue de la guest house, on trouve enfin. Ce n'était pas facile sans enseigne. C'est une grande et belle maison avec plein de chambres et de grandes salles communes. On se prend un thé, une douche (il fait encore super chaud) et on se couche sous nos moustiquaires et dans nos lits superposés.
DIMANCHE 09-12-12
9h réveil. Il fait toujours aussi chaud. Nous allons prendre nos petits déj compris dans le prix: du thé ou du café, des toasts avec beurre et confiture. Il y a pas mal d'étrangers qui quittent la guest house pour continuer leur voyage. On va ensuite découvrir la plage de Negombo, à seulement quelques centaines de mètres. On voit beaucoup de restaurants, de bars et d'hôtels de luxe. C'est vraiment touristique. Ça nous fait penser à l'Inde mais en plus propre et moins pollué. Les gens ont le sourire et nous disent bonjour. On essaie aussi de se rendre compte des prix. Les resto n'ont pas l'air donné. Il faut dire qu'ils servent pour la plupart du poisson, donc plus cher et c'est une station balnéaire.
On flâne et on se promène sur la plage mais on est vite fatigué par la chaleur. Il doit faire entre 30 et 35°C et l'atmosphère est lourde et humide. Nous rentrons nous poser et nous rafraichir dans la guest house. Dans le soirée, nous discutons avec un étranger (du Monténégro, vivant en Irlande et ayant fait ses études aux États-Unis...). Il voyage 6 mois de l'année. Il nous donne quelques bons conseils pour notre voyage sur l'Asie du Sud-Est. On mange sur place. On pensait avoir du poisson mais finalement c'est macaroni au poulet. C'est du kif kif. Nous montons nous coucher pas trop tard car demain nous partons tôt vers Kandy.
LUNDI 10-12-12
Jour de départ. On doit batailler dès le matin pour le prix de la chambre. Le prix annoncé sur le site internet ne correspond pas du tout (du simple au double). L'employée faisait la tête mais ça doit être une erreur de leur part. On quitte la guest house un peu en froid, nous qui pensions revenir. La personne nous avait aussi réservé la veille une guest house du même propriétaire sur Kandy mais du coup, les tarifs ne nous paraissent pas intéressants du tout. Selon elle, nous ne trouverons pas mieux. On verra...
On prend un tuk tuk jusqu'à la gare routière. Là encore, c'est tout propre et beau, très différent de celles en Inde. On s'installe dans un bus et attendons l'heure du départ. 10h, on décolle pour environ 3h de route pour rejoindre Kandy. Le bus est plein et continue de se remplir pendant le trajet. Il fait un bruit bizarre. Jérôme fait remarquer à Christelle que dès qu'il freine, ça fait un boucan. Ça ne nous rassure pas surtout que le conducteur a une conduite très musclée et double n'importe où. Soudainement, on demande à Jérôme de fermer sa fenêtre. Pourtant il fait super chaud. En fait, une fille s'est mise à vomir devant nous et c'est pour éviter de s'en prendre. Après 45 min de trajet et quelques kilomètres seulement parcouru, on s'arrête. On remarque bien que beaucoup de personne descendent mais on attend un peu. Personne ne nous informe de quoi que ce soit. Finalement, un des passagers nous apprend que le bus est en panne (tu m'étonnes) et qu'un autre bus est en route pour finir le chemin. On descend nous aussi. Apparemment, il y a une gare tout prêt et le train va jusqu'à Kandy. On se fait rembourser nos tickets et filons pour prendre le train à la station de Veyangoda.
Tickets en poche, nous devons attendre le départ prévu à 13h30. C'est un tout petit train, 5 wagons et la loco. Par contre, c'est bien bondé. On est debout pour le début du trajet jusqu'à ce que quelqu'un donne une place à Christelle. Les gens qui sont assis échangent leur place régulièrement avec ceux debout pour que tout le monde soit confortable. Comme en Inde, des vendeurs passent dans les wagons pour vendre nourriture, boisson, jeux, de tout. Un homme achète un épis de maïs et donne la moitié à Jérôme, comme ça, sans rien demander. Il n'avait même pas regardé l’épi. Jérôme refuse d'abord, mais il n'a pas le choix. L'homme insiste et on le prend. Le maïs est encore tout chaud. C'est bon.
On réussi à avoir deux places côte à côte et on profite du paysage. On passe dans la forêt, dans des tunnels, des grottes. Le paysage est vert et montagneux. On voit beaucoup de cocotiers et bananiers. C'est très agréable comme trajet. Dans le train, c'est super calme. Vraiment bien.
On arrive finalement à Kandy, 6h23 après avoir quitté Negombo, le double de ce qui aurait dû être mais ce sont les aléas du voyage. A la sortie de la gare, on rencontre un touriste indien. Il a une adresse d'hôtel pas trop cher, dans une YMBA (le YMCA boudhiste). On le suit. Les chambres sont spartiates mais le prix est plus que correct. C'est bizarre, ce n'est pas ce que disait la personne de la guest house de la veille! Comme quoi, il y a toujours moyen.
On fait un rapide tour de la ville, des marchés et du lac. On se renseigne à la gare routière pour notre prochaine destination, Dambulla, puis cherchons un resto pour le soir. On galère un peu, il n'y en a pas beaucoup. On rentre enfin à l'hôtel, bien fatigué de notre journée et de la chaleur.
MARDI 11-12-12
A 9h, on frappe à notre porte. On s'attend à ce que ce soit les employés de l'hôtel qui viennent voir si on quitte la chambre aujourd'hui mais c'est l'Indien de la veille qui voulait savoir ce que nous avions prévu pour la journée. Lui a déjà fait le tour des temples de la ville et a prévu d'aller à Dambulla et Sigiriya. Pour nous, le plan c'est de visiter la ville et de rester quelques soirs de plus à l'hôtel car Kandy fait la connections rapide avec toutes les autres villes proches. C'est donc plus simple. Jérôme lui explique mais lui décide de quitter l'hôtel le jour même. Du coup, on est réveillé et nous préparons pour la journée. En traversant la réception, on revoit notre ami, qui finalement va aussi garder une chambre ici.
On se dirige vers la gare routière pour rejoindre Pinawalla et son orphelinat d'éléphant. Nous voila dans le bus à attendre qu'il parte mais nous changeons nos plans. On se dit qu'il est un peu trop tard, que nous devrions reporter à demain et partir plus tôt. Du coup, on sort du bus et allons visiter un des temples de Kandy, un gros Bhouddha blanc qui surplombe la ville. Il fait 80 mètres de haut et est d'un blanc éclatant. On est un peu surpris quand un moine nous apprend que ce temple n'a que de 40 ans. Le boudha a été commencé il y a 60 ans et finit 20 ans plus tard car sa construction dépendait uniquement des donations des locaux. A ses côtés, on trouve un arbre protégé par des barrières dorées. Il vient d'une des branches de l'arbre sacré Bo d'Anuradhapura. Celui-ci est âgé de plus de 2250 ans. L'arbre de Kandy n'a que 50 ans, lui.
Nous redescendons ensuite sur la ville et décidons de prendre un bus pour Dambulla et voir le temple du Boudha d'or. Il fait très chaud dans le bus et on est serré. Le voisin de Jérôme manque de s'endormir sur son épaule à plusieurs reprises tandis que la grand-mère de derrière se met à vomir à la fenêtre. Est-ce dû à la conduite brutale du chauffeur et aux nombreux virages ou au curry de la veille qui passe mal? Encore une fois, on peut profiter du paysage avec toujours autant de cocotiers et bananiers. Les distances sont très courtes mais le bus s'arrête souvent et fait des détours. Il nous faut donc quelques heures pour rejoindre la ville. A un moment, on demande au chauffeur si on est arrivé (on avait vu quelques enseignes avec Dambulla dessus), et oui, c'est là! On descend bien vite. Heureusement que l'on a demandé, sinon on y serait toujours.
Après une petite marche, on arrive au temple d'or. Le boudha est très impressionnant du haut de ses 100 mètres. On fait le tour puis nous nous dirigeons vers le cave temple. Il faut monter plein de marche et sous la chaleur, c'est épuisant. Des singes se baladent d'arbres en arbres le long du trajet. Arrivé à l'entrée du temple, pas de chance, il fallait acheter les billets en bas, ce que nous n'avons pas fait... On ne se sent pas le courage de redescendre et de remonter et les gardiens ne nous laissent pas passés. On quitte donc le temple.
Avant de reprendre le bus, on se prend un encas: une sorte de crêpes avec du curry aux pommes de terre. C'était encore bien épicé mais bon. Puis, c'est reparti pour du bus pour retrouver Kandy. On y prend notre dîner (poissons et crevettes, hummm!) et retrouvons notre chambre.
MERCREDI 12-12-12
Aujourd'hui, on se lève tôt. On ne veut pas louper les éléphants et leur biberon du matin. De nouveau, on va à la station de bus. Le notre part presque aussitôt et au bout d'une heure et demi, nous descendons pour prendre notre connections. Et là, moment de faiblesse... On se laisse embarquer par un tuk-tuk au lieu de chercher le bus qui nous aurait conduit à l'orphelinat. En plus, il ne nous amène pas là où l'on souhaitait et nous laisse devant un établissement qui organise des safaris d'éléphant. Nous, on voulait l'orphelinat. Comme quoi il faut vraiment toujours être sur ses gardes, sacrés tuk-tuk. On devrait le savoir depuis le temps. Du coup, on attend le bus suivant et rejoignons notre destination.
L'orphelinat soigne des éléphants de différentes blessures ou maltraitances et récupère de jeunes éléphants abandonnés ou perdus. Nous prenons nos tickets et filons à l'endroit où ils nourrissent les bébés éléphants. Première impression: ça sent très fort. Deux animaux sont là. Ils ne nous paraissent pas si petits que ça. Pourtant, ils sont nourris au lait. Il y a beaucoup de monde dans le parc. C'est très touristique. Les touristes peuvent acheter le droit de donner le biberon aux éléphants mais les gardiens du zoo le tiennent aussi et ça ne dure que quelques secondes. Ils engloutissent plutôt que boivent. Nous avons quand même la chance de toucher les éléphants. Leur peau est rugueuse, dure et avec pleins de petits poils. Ensuite, nous nous dirigeons vers le site où ils nourrissent les gros éléphants avec des fruits. Mince, là encore il faut payer pour le faire! D'un autre côté, il y a tout un espace où les animaux sont en liberté, sous la surveillance de plusieurs gardiens. Les gens peuvent s'approcher et faire des photos (en contrepartie d'un pourboire... décidément). On voit aussi un vieil éléphant aveugle, il s'est fait crevé les yeux et a été soigné par l'orphelinat. Lui a toujours ses défenses.
A midi, il faut prendre la direction de la rivière où tous les éléphants vont se baigner. On doit sortir de l'enceinte et traverser la route pour s'y rendre. C'est impressionnant de voir ce troupeau passer devant nos yeux. Ils traversent aussi une rue commerçante. Les gardiens préviennent de leur arrivée avec un mégaphone. Le cadre avec la rivière, les montagnes derrière et les éléphants qui se baignent est superbe. Ils y restent deux heures et nous les regardons une nouvelle fois passer devant nos yeux au retour.
On regarde une nouvelle fois le biberons des éléphanteaux puis quittons le parc. Cette fois-ci, on prend le bus direct, pas de tuk-tuk! Nous rentrons sur Kandy et passons le reste de la journée tranquillement. On passe par les marchés de fruits et d'épices. On voit les étals de poissons séchés. Ça sent fort la marée. En rentrant à l'hôtel, on y voit une séance de danses Kandiennes. Les hommes dansent, marchent sur le feu et se passent des torchent sur le corps. Sur la route du restaurant, on croise un Sri-Lankais qui parle super bien français. Il a travaillé dans la station de Méribel dans les Alpes en 1987 et a gardé des contacts depuis. Il regrette François Mitterrand car c'était plus facile pour obtenir des visas de travail. Avec "Nicolas Hollande", c'est plus dur. Il comprend qu'il y a beaucoup de chômage en France et que c'est moins facile qu'à l'époque. Il nous donne aussi quelques conseils pour le diner. Il nous faut aller manger vers 20h comme les Sri-Lankais. Ça nous assure de la nourriture fraîche. Sinon avant, c'est parfois les restes du midi. Du coup, on patiente un peu puis allons diner. Le restaurant ferme tôt et on se sent un peu pressé vers la sortie par notre serveur.
SAMEDI 08-12-12
Notre avion attérit vers 22h. Il fait encore très chaud malgré l'heure tardive. On sent aussi l'humidité. Nous passons par les duty free qui vendent les choses habituelles (chocolat, alcool) mais aussi de l'électroménager: des machines à laver, gazinière, frigo, TV, tout ça dernier cris. On a décidé de ne rien prendre pour cette fois-ci... Ensuite, dans le terminal, on retire de l'argent du pays, des roupies sri-lankais et on part à la recherche d'un taxi pour nous emmener à la guest house que nous avions réservée. Les tarifs ont l'air exorbitants, même en utilisant les taxis prépayés de l'aéroport. On voit là encore que les tarifs officiels peuvent être négociés: en disant que c'est trop cher pour nous et que nous allons trouver par nous même, l'employé nous fait comprendre que ce n'est pas possible, mais dès que l'on s'éloigne, il nous court après avec une réduction. Finalement, on sort quand même du terminal et demandons à quelques autres taxis qui nous donnent tous le même prix. Ça nous parait toujours trop cher mais un des conducteurs nous dit que l'on peut trouver des tuk-tuk à l'extérieur de l'enceinte de l'aéroport. Ils ne sont pas autorisés à rentrer. On trouve facilement et après une petite négociation pour le prix, c'est direction Negombo Beach. Sur la route, on voit un HSBC. On est dégouté, on aurait du vérifier. Tant pis, on payera les frais bancaires.
Après pas mal d'aller-retours dans la rue de la guest house, on trouve enfin. Ce n'était pas facile sans enseigne. C'est une grande et belle maison avec plein de chambres et de grandes salles communes. On se prend un thé, une douche (il fait encore super chaud) et on se couche sous nos moustiquaires et dans nos lits superposés.
DIMANCHE 09-12-12
9h réveil. Il fait toujours aussi chaud. Nous allons prendre nos petits déj compris dans le prix: du thé ou du café, des toasts avec beurre et confiture. Il y a pas mal d'étrangers qui quittent la guest house pour continuer leur voyage. On va ensuite découvrir la plage de Negombo, à seulement quelques centaines de mètres. On voit beaucoup de restaurants, de bars et d'hôtels de luxe. C'est vraiment touristique. Ça nous fait penser à l'Inde mais en plus propre et moins pollué. Les gens ont le sourire et nous disent bonjour. On essaie aussi de se rendre compte des prix. Les resto n'ont pas l'air donné. Il faut dire qu'ils servent pour la plupart du poisson, donc plus cher et c'est une station balnéaire.
On flâne et on se promène sur la plage mais on est vite fatigué par la chaleur. Il doit faire entre 30 et 35°C et l'atmosphère est lourde et humide. Nous rentrons nous poser et nous rafraichir dans la guest house. Dans le soirée, nous discutons avec un étranger (du Monténégro, vivant en Irlande et ayant fait ses études aux États-Unis...). Il voyage 6 mois de l'année. Il nous donne quelques bons conseils pour notre voyage sur l'Asie du Sud-Est. On mange sur place. On pensait avoir du poisson mais finalement c'est macaroni au poulet. C'est du kif kif. Nous montons nous coucher pas trop tard car demain nous partons tôt vers Kandy.
LUNDI 10-12-12
Jour de départ. On doit batailler dès le matin pour le prix de la chambre. Le prix annoncé sur le site internet ne correspond pas du tout (du simple au double). L'employée faisait la tête mais ça doit être une erreur de leur part. On quitte la guest house un peu en froid, nous qui pensions revenir. La personne nous avait aussi réservé la veille une guest house du même propriétaire sur Kandy mais du coup, les tarifs ne nous paraissent pas intéressants du tout. Selon elle, nous ne trouverons pas mieux. On verra...
On prend un tuk tuk jusqu'à la gare routière. Là encore, c'est tout propre et beau, très différent de celles en Inde. On s'installe dans un bus et attendons l'heure du départ. 10h, on décolle pour environ 3h de route pour rejoindre Kandy. Le bus est plein et continue de se remplir pendant le trajet. Il fait un bruit bizarre. Jérôme fait remarquer à Christelle que dès qu'il freine, ça fait un boucan. Ça ne nous rassure pas surtout que le conducteur a une conduite très musclée et double n'importe où. Soudainement, on demande à Jérôme de fermer sa fenêtre. Pourtant il fait super chaud. En fait, une fille s'est mise à vomir devant nous et c'est pour éviter de s'en prendre. Après 45 min de trajet et quelques kilomètres seulement parcouru, on s'arrête. On remarque bien que beaucoup de personne descendent mais on attend un peu. Personne ne nous informe de quoi que ce soit. Finalement, un des passagers nous apprend que le bus est en panne (tu m'étonnes) et qu'un autre bus est en route pour finir le chemin. On descend nous aussi. Apparemment, il y a une gare tout prêt et le train va jusqu'à Kandy. On se fait rembourser nos tickets et filons pour prendre le train à la station de Veyangoda.
Tickets en poche, nous devons attendre le départ prévu à 13h30. C'est un tout petit train, 5 wagons et la loco. Par contre, c'est bien bondé. On est debout pour le début du trajet jusqu'à ce que quelqu'un donne une place à Christelle. Les gens qui sont assis échangent leur place régulièrement avec ceux debout pour que tout le monde soit confortable. Comme en Inde, des vendeurs passent dans les wagons pour vendre nourriture, boisson, jeux, de tout. Un homme achète un épis de maïs et donne la moitié à Jérôme, comme ça, sans rien demander. Il n'avait même pas regardé l’épi. Jérôme refuse d'abord, mais il n'a pas le choix. L'homme insiste et on le prend. Le maïs est encore tout chaud. C'est bon.
On réussi à avoir deux places côte à côte et on profite du paysage. On passe dans la forêt, dans des tunnels, des grottes. Le paysage est vert et montagneux. On voit beaucoup de cocotiers et bananiers. C'est très agréable comme trajet. Dans le train, c'est super calme. Vraiment bien.
On arrive finalement à Kandy, 6h23 après avoir quitté Negombo, le double de ce qui aurait dû être mais ce sont les aléas du voyage. A la sortie de la gare, on rencontre un touriste indien. Il a une adresse d'hôtel pas trop cher, dans une YMBA (le YMCA boudhiste). On le suit. Les chambres sont spartiates mais le prix est plus que correct. C'est bizarre, ce n'est pas ce que disait la personne de la guest house de la veille! Comme quoi, il y a toujours moyen.
On fait un rapide tour de la ville, des marchés et du lac. On se renseigne à la gare routière pour notre prochaine destination, Dambulla, puis cherchons un resto pour le soir. On galère un peu, il n'y en a pas beaucoup. On rentre enfin à l'hôtel, bien fatigué de notre journée et de la chaleur.
MARDI 11-12-12
A 9h, on frappe à notre porte. On s'attend à ce que ce soit les employés de l'hôtel qui viennent voir si on quitte la chambre aujourd'hui mais c'est l'Indien de la veille qui voulait savoir ce que nous avions prévu pour la journée. Lui a déjà fait le tour des temples de la ville et a prévu d'aller à Dambulla et Sigiriya. Pour nous, le plan c'est de visiter la ville et de rester quelques soirs de plus à l'hôtel car Kandy fait la connections rapide avec toutes les autres villes proches. C'est donc plus simple. Jérôme lui explique mais lui décide de quitter l'hôtel le jour même. Du coup, on est réveillé et nous préparons pour la journée. En traversant la réception, on revoit notre ami, qui finalement va aussi garder une chambre ici.
On se dirige vers la gare routière pour rejoindre Pinawalla et son orphelinat d'éléphant. Nous voila dans le bus à attendre qu'il parte mais nous changeons nos plans. On se dit qu'il est un peu trop tard, que nous devrions reporter à demain et partir plus tôt. Du coup, on sort du bus et allons visiter un des temples de Kandy, un gros Bhouddha blanc qui surplombe la ville. Il fait 80 mètres de haut et est d'un blanc éclatant. On est un peu surpris quand un moine nous apprend que ce temple n'a que de 40 ans. Le boudha a été commencé il y a 60 ans et finit 20 ans plus tard car sa construction dépendait uniquement des donations des locaux. A ses côtés, on trouve un arbre protégé par des barrières dorées. Il vient d'une des branches de l'arbre sacré Bo d'Anuradhapura. Celui-ci est âgé de plus de 2250 ans. L'arbre de Kandy n'a que 50 ans, lui.
Nous redescendons ensuite sur la ville et décidons de prendre un bus pour Dambulla et voir le temple du Boudha d'or. Il fait très chaud dans le bus et on est serré. Le voisin de Jérôme manque de s'endormir sur son épaule à plusieurs reprises tandis que la grand-mère de derrière se met à vomir à la fenêtre. Est-ce dû à la conduite brutale du chauffeur et aux nombreux virages ou au curry de la veille qui passe mal? Encore une fois, on peut profiter du paysage avec toujours autant de cocotiers et bananiers. Les distances sont très courtes mais le bus s'arrête souvent et fait des détours. Il nous faut donc quelques heures pour rejoindre la ville. A un moment, on demande au chauffeur si on est arrivé (on avait vu quelques enseignes avec Dambulla dessus), et oui, c'est là! On descend bien vite. Heureusement que l'on a demandé, sinon on y serait toujours.
Après une petite marche, on arrive au temple d'or. Le boudha est très impressionnant du haut de ses 100 mètres. On fait le tour puis nous nous dirigeons vers le cave temple. Il faut monter plein de marche et sous la chaleur, c'est épuisant. Des singes se baladent d'arbres en arbres le long du trajet. Arrivé à l'entrée du temple, pas de chance, il fallait acheter les billets en bas, ce que nous n'avons pas fait... On ne se sent pas le courage de redescendre et de remonter et les gardiens ne nous laissent pas passés. On quitte donc le temple.
Avant de reprendre le bus, on se prend un encas: une sorte de crêpes avec du curry aux pommes de terre. C'était encore bien épicé mais bon. Puis, c'est reparti pour du bus pour retrouver Kandy. On y prend notre dîner (poissons et crevettes, hummm!) et retrouvons notre chambre.
| L'arbre "Bo" |
| Le temple d'or |
MERCREDI 12-12-12
Aujourd'hui, on se lève tôt. On ne veut pas louper les éléphants et leur biberon du matin. De nouveau, on va à la station de bus. Le notre part presque aussitôt et au bout d'une heure et demi, nous descendons pour prendre notre connections. Et là, moment de faiblesse... On se laisse embarquer par un tuk-tuk au lieu de chercher le bus qui nous aurait conduit à l'orphelinat. En plus, il ne nous amène pas là où l'on souhaitait et nous laisse devant un établissement qui organise des safaris d'éléphant. Nous, on voulait l'orphelinat. Comme quoi il faut vraiment toujours être sur ses gardes, sacrés tuk-tuk. On devrait le savoir depuis le temps. Du coup, on attend le bus suivant et rejoignons notre destination.
L'orphelinat soigne des éléphants de différentes blessures ou maltraitances et récupère de jeunes éléphants abandonnés ou perdus. Nous prenons nos tickets et filons à l'endroit où ils nourrissent les bébés éléphants. Première impression: ça sent très fort. Deux animaux sont là. Ils ne nous paraissent pas si petits que ça. Pourtant, ils sont nourris au lait. Il y a beaucoup de monde dans le parc. C'est très touristique. Les touristes peuvent acheter le droit de donner le biberon aux éléphants mais les gardiens du zoo le tiennent aussi et ça ne dure que quelques secondes. Ils engloutissent plutôt que boivent. Nous avons quand même la chance de toucher les éléphants. Leur peau est rugueuse, dure et avec pleins de petits poils. Ensuite, nous nous dirigeons vers le site où ils nourrissent les gros éléphants avec des fruits. Mince, là encore il faut payer pour le faire! D'un autre côté, il y a tout un espace où les animaux sont en liberté, sous la surveillance de plusieurs gardiens. Les gens peuvent s'approcher et faire des photos (en contrepartie d'un pourboire... décidément). On voit aussi un vieil éléphant aveugle, il s'est fait crevé les yeux et a été soigné par l'orphelinat. Lui a toujours ses défenses.
A midi, il faut prendre la direction de la rivière où tous les éléphants vont se baigner. On doit sortir de l'enceinte et traverser la route pour s'y rendre. C'est impressionnant de voir ce troupeau passer devant nos yeux. Ils traversent aussi une rue commerçante. Les gardiens préviennent de leur arrivée avec un mégaphone. Le cadre avec la rivière, les montagnes derrière et les éléphants qui se baignent est superbe. Ils y restent deux heures et nous les regardons une nouvelle fois passer devant nos yeux au retour.
On regarde une nouvelle fois le biberons des éléphanteaux puis quittons le parc. Cette fois-ci, on prend le bus direct, pas de tuk-tuk! Nous rentrons sur Kandy et passons le reste de la journée tranquillement. On passe par les marchés de fruits et d'épices. On voit les étals de poissons séchés. Ça sent fort la marée. En rentrant à l'hôtel, on y voit une séance de danses Kandiennes. Les hommes dansent, marchent sur le feu et se passent des torchent sur le corps. Sur la route du restaurant, on croise un Sri-Lankais qui parle super bien français. Il a travaillé dans la station de Méribel dans les Alpes en 1987 et a gardé des contacts depuis. Il regrette François Mitterrand car c'était plus facile pour obtenir des visas de travail. Avec "Nicolas Hollande", c'est plus dur. Il comprend qu'il y a beaucoup de chômage en France et que c'est moins facile qu'à l'époque. Il nous donne aussi quelques conseils pour le diner. Il nous faut aller manger vers 20h comme les Sri-Lankais. Ça nous assure de la nourriture fraîche. Sinon avant, c'est parfois les restes du midi. Du coup, on patiente un peu puis allons diner. Le restaurant ferme tôt et on se sent un peu pressé vers la sortie par notre serveur.
| Séance photo |
| Étal de poissons séchés |
ENORME les éléphants!
RépondreSupprimerOui ils etaient enormes, c'etait impressionant d'etre a cote.
Supprimerbisous
Bonsoir Christelle et Jérôme.
RépondreSupprimerVous nous faîtes ressortir beaucoup de particularités nouvelles: les éléphants, Boudha, les cocotiers, la chaleur très humide.
Mis à part Boudha, j'y retrouve le Gabon, sous l'équateur. Merçi bien.
Je sais qu'à cette heure,( il est 18 heures chez nous) votre séjour au SRI LANKA se termine
Bon voyage
Gros bisous de Papa et Maman
Papa Paul
salut vs 2 , comment allez vous? vous avez pas pu monté les éléphants? vous avez trouve des sacré chauffeurs de bus , ils se croyaient sur un circuit de formule 1 lol.tjr de belles photos sa fait rêver. gros bisou a vs 2 et bonne continuation . FRED ton frère
RépondreSupprimercoucou mon jerome je suis heureuse d'avoir votre bloge comme ças je vais pouvoir vous suivre et vous regarder
RépondreSupprimerj'ai déja survoler les premières photos comme vous me paresser heureux et en pleine forme gros bisous de mamie gigi
coucou mamie
Supprimercontent que tu puisses nous suivre sur notre blog. Tu vas pouvoir profiter de notre voyage aussi. Tout se passe bien pour nous. Nous decouvrons et apprenons pleins de choses tous les jours.
gros bisous a toi
Salut nos baroudeurs,
RépondreSupprimerune ptite pensée pour vous en cette fin d'année et votre blog est top, top et top!! Vos photos sont toujours magnifiques et font rêver...
Gros bisous à vous 2, a bientot
Got, Steph and Co
Salut Got, Steph and Co
SupprimerMerci de penser a nous en cette periode. Nous etions dans la baie d'halong pour le reveillon, c'etait vraiment sympa. Et vous bien profite? pas trop eu trop d'abus?
Continuer de nous suivre ca fait plaisir.
Gros bisous a vous 4 a plus