vendredi 7 décembre 2012

Inde Jaipur du 18 au 22-11-12

 Jaipur

DIMANCHE 18-11-12
On se réveille tôt car notre bus pour Jaipur est à 9h30. On voulait se prendre un petit déj avant de partir mais on ne trouve personne dans l'hôtel. On attend un peu mais toujours rien. Ça commence à devenir urgent. On va devoir y aller et nous n'avons pas encore payé pour notre séjour ici. Christelle et un autre voyageur essayent de réveiller le gardien de nuit. Après plusieurs tentatives, il se bouge enfin et appelle le manager de l'hôtel. Celui-ci n'est pas pressé croyant que notre bus partait à 11h00. Il nous dit qu'il arrivera d'ici une demi-heure. Pas le choix, il doit être là dans les 5 à 10 minutes qui suivent. Il nous envoi donc son neveu pour le check-out. Finalement, nous serons à l'heure. Heureusement car le bus lui aussi l'est (c'est rare). Dommage pour Christelle qui était parti chercher un jus de fruit et qui a du courir pour l'attraper. Le bus est bondé et nous nous retrouvons dans la cabine du chauffeur. Son assistant essaye de nous soutirer de l'argent pour les bagages en soute, mais avec nous ça ne marche pas. Il n'aura pas un "kopec". On est bien content quand des places se libèrent. La conduite du chauffeur est assez musclé surtout sur les routes de montagne et le bruit du klaxon nous résonnait dans la tête.
Après un peu plus de 3h de route, nous voila à Jaipur, aussi appelée la ville rose. C'est la capitale du Rajasthan. Elle compte 3 millions et demi d'habitants. On nous lâche on ne sait où. On récupère nos bagages avec une dernière tentative de l'assistant de nous faire payer un extra mais il aura rien de notre part. On prend un tuk-tuk pour aller au Rajputana guest house, réservée la veille. Il s'arrête devant le Rajputana palace. Rien qu'en voyant l'entrée, on se rend compte que ce n'est pas ça du tout. C'est complètement hors budget. On essaye de lui fait comprendre mais son anglais est plus que limité. Un homme s'approche et vient à son aide. Apparemment, c'est un peu plus loin et selon lui, il va falloir payer beaucoup plus pour le trajet. Il nous explique que le chauffeur est un jeune étudiant et qu'il fait ça pour gagner un peu d'argent. Il faut donc être généreux. On lui demande s'il le connait, si c'est son cousin ou un ami, mais non, du tout. On se demande donc comment il peut savoir tout ça sur lui en si peu de temps. Encore un moyen de nous soutirer de l'argent. On repart toujours sans savoir où aller. Il demande son chemin dès qu'il le peut. Finalement nous arrivons à bon port et au moment de payer, le chauffeur essaye de grappiller encore plus d'argent. Pour ça, il n'a pas de problème avec l'anglais, comme c'est bizarre. Il aura ce qui était convenu!
En arrivant à la guest house, on nous montre notre chambre puis nous allons prendre le thé de bienvenu avec la famille. Il y a le fils, qui gère la maison d'hôte avec sa femme, les deux parents âgés et leur autre fille qui travaille à l'extérieur. Ils sont très accueillant, nous invitent dans leur salon et nous mettent à l'aise. Nous voulions ensuite acheter nos tickets de train pour la prochaine étape de notre voyage. Nous marchons donc jusqu'à la gare (environ 50 minutes quand même) mais comme c'est Dimanche, le bureau de réservation fermait à 14h et c'est déjà fermé. On flâne dans le centre commercial à côté puis rentrons à la guest house pour le repas du soir. On rencontre Barbara, une Canadienne du Québec qui habite Saint Basile, ville dans laquelle Christelle avait fait son échange scolaire (le monde est petit). Elle est en Inde depuis 5 jours. On passe encore un peu de temps avec la famille puis le fils nous fait goûter au rhum indien. 







LUNDI 19-11-12
Ce matin nous réessayons la gare pour nos tickets. En Inde, les trains sont réservés longtemps à l'avance mais ils gardent quelques places de disponible pour les étrangers pour leur laisser une chance d'avoir des tickets. Barbara vient avec nous pour prendre son billet pour Udaipur et passer la journée. Il faut jouer des coudes dans la file d'attente pour ne pas se faire prendre sa place. On ne sait pas trop où aller. Il faut remplir un formulaire, faire la queue une première fois pour avoir le numéro et l'heure du train, puis aller au guichet réservation. Christelle se met dans la file d'attente des réservations et Jérôme dans celle des informations sur les conseils de notre hôte. On perdra moins de temps car ça peut être très long vu la foule. C'est à notre tour mais il n'y a que des places sur liste d'attente (190 personnes avant nous). On devra réessayer demain quand ils rafraichissent les données (des gens peuvent annuler). Où est le quota touriste, on se demande? Barbara s'apprête à réserver son ticket mais c'est la pause et le guichet ferme juste devant nous! A part notre file, tout le monde doit sortir pour laisser place à d'autres personnes à l'extérieur. On les voit courir pour prendre leur place aux guichets et tout ça sous contrôle de la sécurité. C'était drôle à voir. Jérôme part aider un Français à comprendre la logique de la réservation de ticket quand Barbara se met à ne pas se sentir très bien. Elle s'évanouit pendant quelques secondes. On la fait assoir sur une chaise à côté du guichet. Il faut dire qu'on avait pas pris de petit déj et qu'elle avait été malade durant la nuit. Jérôme part donc lui chercher de quoi manger. On reste quand même dans la file car elle le veut son ticket! Entre temps, elle refait un malaise et là avec des sortes de convulsions. Les gens de la gare l'installent dans le bureau en attendant le médecin qu'ils avaient déjà appelé dès le premier malaise. Après un check up rapide et un peu de nourriture, ça va mieux et on continue la journée.
On prend la direction de la vieille ville en cyclo pousse (on n'en avait pas encore vu). Notre chauffeur a beaucoup de mal avec nous trois derrière et son embonpoint. C'est pourtant lui qui avait insisté pour nous prendre. On découvre la ville. Plutôt que rose, les murs sont dans les couleurs orangées et il y a énormément de monde et de circulation. On se sent vraiment dans une grande ville. Aujourd'hui, nous avions décidé d'aller au fort d'Amber pour la journée. Il nous faut donc trouver le bus qui s'y rend (10km de Jaipur). On a un peu de mal; les gens nous envoient dans les directions inverses mais on finit par trouver. On entre dans un petit bus. Christelle est assise dans la cabine du chauffeur avec d'autres, Jérôme tout prêt et Barbara dans le milieu. A un moment, elle se lève subitement, sort du bus et se met à vomir. Jérôme alerte Christelle qui n'avait rien vu et entre temps, Barbara s'évanouit en plein milieu de la route! On la relève encore toute groguie et on l'assoit à l'ombre. Une personne d'un hôtel en face a vu la scène et nous invite dans le hall pour qu'elle reprenne ses esprits. Il nous demande même s'il faut appeler une ambulance. Elle refuse et dit qu'elle se sent mieux. Il lui faut juste des fruits (mise à part, l'hôtel était vraiment splendide, ça donnait envie mais là encore, hors budget). On lui demande si elle veut rentrer à l'hôtel mais non, elle a vraiment envie de continuer et de faire le tour d'éléphant là-bas mais aussi peut-être de ne pas vouloir gâcher notre journée. On reprend un bus et arrivons au fort. Dès la descente, Barbara vomit toutes ses clémentines. Décidément, la pauvre, ce n'est pas sa journée. Elle veut quand même continuer! Elle en veut! Le cadre est joli avec les remparts qui grimpent sur les montagnes. Le fort fait un peu défraichi. Autre déception, les tours d'éléphant ne se font que le matin. On y monte donc à pied. En même temps, ce n'est pas très long. Le prix du tour d'éléphant n'en valait pas la peine. On visite l'intérieur du fort. Barbara est vraiment exténuée et s'endort un peu partout dès que l'on s'arrête. Là il est vraiment temps de rentrer.
Le retour en bus se fait sans encombre et on retrouve notre famille d'accueil. Encore une fois, ils sont aux petits soins et s'intéressent à notre journée. Ils s'occupent aussi bien de Barbara. On mange une nouvelle fois chez eux et la cuisine est vraiment excellente. C'est le fils qui prépare et il faut dire qu'il a travaillé en cuisine dans un restaurant 5 étoiles dans le passé. On s'est vraiment régalé, le meilleur repas que l'on ai fait depuis notre arrivée en Inde.






















MARDI 20-11-12
Mission du jour, trouver un distributeur HSBC et réserver un bus ou train pour Varanasi. Ça nous rappelle une journée à Johdpur. Pas de problème pour la banque. On trouve facilement après avoir bien bataillé pour le prix de la course en tuk-tuk. Ensuite, on reprend un cyclo pousse pour aller à la gare routière. Là bas, personne ne nous aide vraiment pour nos billets. On nous envoie de quai en quai et arrivé au bon, il n'y a pas de bus et le gars ne cherche pas plus à trouver des alternatives. Il s'occupe aussitôt de la personne après nous. Bon... On va essayer de passer par une agence. On rentre dans la première en face et on attend notre tour. Deux Françaises réservent des billets de train et ça prend du temps. Il n'y pas de billets directs sauf sur liste d'attente (une 30aine) mais on hésite. Du coup, il nous propose de passer par Agra, changer de gare là-bas pour rejoindre Varanasi. Là, ce sont des place sûres. On aura 2 heures pour changer de gare pour 10 à 15 minutes de trajet. Ça devrait aller. Nous sommes contents d'éviter le bus, qui est moins confortable et on sera à Varanasi le lendemain comme on le voulait.
Une chose que Christelle voulait faire à Jaipur, c'était de voir un film Bollywood au cinéma Raj Mandir, sur les conseils de notre hôte une nouvelle fois. Il y a une séance à 3h du film "Jab tak hai Jaan", le seul à l'affiche. C'est un Bollywood moderne, un film d'amour. La billetterie ouvre 45 minutes avant le début du film mais à 2h, des gens font déjà la queue. Il y a une file pour les hommes et une autre pour les femmes. Celle-ci est presque vide donc Christelle se met en ligne. Des gens viennent nous voir pour qu'on leur achète des tickets vu que nous sommes bien placés. C'est la bataille pour les places là aussi. Il y a trois catégories de sièges, les rubis, tout devant, les émeraudes, au milieu et les diamants, dans des box à l'étage comme dans un théâtre. On a nos places facilement et on entre dans le ciné. C'est tout rose dans le hall et assez grandiose. Nous devons attendre 3h précise pour entrer dans la salle de projection car l'autre séance est en cours. Les gens sont étonnés de nous voir là. Le film est en hindi et ils nous demandent si on le parle. Bien sur, on leur répond que non, mais que nous sommes là pour voir un Bollywood. Le cinéma est plein, des personnes de tous âges, des hommes, des femmes, des enfants. Quand la lumière s'éteint, on entend une clameur dans toute la salle, les gens crient, sifflent. Ils sont contents. Ça se répète plusieurs fois pendant le film, quand l'acteur principal arrive, ou l'actrice, dans les scène de baiser ou d'action. Enfin, pas mal de fois quoi! Pendant la séance, les gens ne tiennent pas en place. Ils discutent, répondent au téléphone, se lèvent. Il y a même un entracte au milieu. Certains passages sont en anglais. On arrive à suivre en gros l'histoire. Le film touche à sa fin et tout le monde se lève avant le générique. C'était marrant comme expérience.
Après ça, on cherche un resto dans le quartier mais c'est un peu trop chic donc on se rabat sur une pizza Dominos... On en prend une avec du pepperoni, du vrai, avec du porc. C'est bien la première fois qu'on en voit. On rentre ensuite à la guest house et passons encore un bout de la soirée avec la famille. La mère de notre hôte nous prépare à chaque fois de super bon (et bien épicé) chai et thé noir et nous restons un peu à regarder quelques séries indiennes à la télé avec eux, leur "plus belle la vie". On tient compagnie à Barbara pour son diner. Ça va mieux mise à part qu'elle s'est mise à l'extérieur pour lire et s'est endormie. Du coup les moustiques s'en sont donnés à cœur joie et elle se retrouve boursoufflée du visage. Elle s'est bien reposée et a pu avoir un autre ticket de train pour le lendemain. On espère que le reste de son voyage en Inde se passera bien.









MERCREDI 21 et JEUDI 22-11-12
Aujourd'hui c'est jour de voyage. Comme notre train n'est pas avant 17h10, nous avons tout notre temps. Après un petit déjeuner bien copieux, nous demandons à nos hôtes où nous pourrions trouver un plat à chapati pour ramener en France. Ils nous indiquent un marché pas très loin de la maison. Il y a quelques étals mais nous ne trouvons pas notre compte. Nous verrons plus tard si on a plus de chance. On fait aussi des petites courses pour le train, toujours les mêmes d'ailleurs: 2 paquets de chips et de Marie biscuit (seulement 10 Rs le paquet) et une bouteille de coca. Très équilibré tout ça. Mais bon, on préfère prévoir car ce n'est pas toujours évident de consommer la nourriture proposée dans le train. On doute de la fraicheur quand on les voit passer des heures durant avec le même plateau de samosa ou autres. Et puis, ça peut être très épicé (malgré que selon eux, "non") et on veut éviter d'être bloqué aux toilettes qui ne sont pas vraiment des 4 étoiles.
Après un dernier chaï et des adieux à la famille, nous nous rendons à la gare en tuk-tuk avec en prime, la musique à fond. Notre train est à l'heure, direction Agra. Cette fois-ci, nous sommes en seater (siège). Ce sont les wagons populaires. Les gens y rentrent souvent sans réservation et restent debout dans les allées. Jérôme bataille un peu pour avoir sa place déjà occupée mais il faut être ferme sinon, c'est lui qui risque de se retrouver debout. C'est bien rempli. Les gens se serrent pour faire autant de place qu'ils le peuvent. On est bien compressé et c'est assez bruyant mais le voyage se passe sans problème. On ressentait le regard des gens qui devaient se demander ce qu'on faisait ici et non pas en 1er classe. Nous, ça nous allait. On a encore découvert un autre système de voyage. Pour le repas, si chez nous on emmènerait des sandwichs, ici, ils prennent comme des tupperware en métal dans lequel on retrouve le traditionnel curry, riz et chapati. Ça hume bon dans le train.
Nous avions 2h pour changer de gare à Agra. Ça devait nous laisser plein de temps mais on commence à flipper quand l'heure tourne et que nous voyons toujours pas de gare à l'horizon. Au final, nos deux heures se sont transformées en 1/2 heure. Ça nous rassure quand même de voir que la famille d'en face doit prendre la même connections et eux ne paraissent pas vraiment inquiets. Au lieu des 4h20 de voyage, on aura mis 5h45. C'est ça le "indian time". On speede à la sortie d'Agra Fort pour arriver à Agra Cantt pour finalement se rendre compte que notre prochain train a déjà pris plus d'une heure de retard. Finalement, on s'est inquiété pour rien! L'attente n'est pas terminée. Ce n'est qu'à deux heures du matin que l'on prend la route (au lieu des 23h30 prévues). On s'installe sur nos couchettes et essayons de s'endormir au milieu des ronflements, dont un qui devait être le champion du monde dans la catégorie des bons ronfleurs. En plus, il faisait froid car les portes et fenêtres ne se ferment pas complètement et les nuits sont fraîches. On se réveille tôt avec la lumière du jour, pas très bien reposé. On voit défiler le paysage, beaucoup de champs de culture et des gens qui y travaillent. Avec tout ce retard, on se demande à quelle heure on va arriver. En plus de ça, on s'arrête régulièrement. On prend notre mal en patience. Au moins, le wagon est calme. Après la gare de Lucknow, il n'y a presque plus personne. Finalement, on arrive avec 5h30 de retard! Ça nous fait 15h30 de train, 21h si on cumule avec le premier trajet. Ça le fait!
En arrivant à Varanasi, il nous faut nous rendre à la guest house réservée la veille. On avait lu dans que dans cette ville, les tuk-tuk n'emmenaient pas forcément les gens à la bonne adresse mais plutôt à celle qu'ils ont choisies pour toucher les commissions de l'hôtel. Le prix de notre chambre en serait directement impacté. Jérôme s'en charge et lui fait bien comprendre que l'on sait où on veut aller et pas ailleurs. On connait le système. Lui nous assure qu'il n'est pas comme ça. Pourtant, pendant tout le trajet on a le droit à ses commentaires pas très élogieux sur la guest house: très mal placée et pas terrible. Et lui connait de meilleurs adresses. On maintient notre choix et il rigole en répétant ce qu'on lui dit: "Maruti's good". Il nous attend même persuadé que l'on allait revenir après avoir vu les chambres. Il a eu son billet et ne nous a pas revu. On s'installe dans notre chambre pas chère et à cinq minutes de marche des ghats. Pour un hôtel mal placé, c'est pas trop mal! Notre chambre est peut-être basique mais on a un budget à tenir pour notre année de voyage. On est peu être dur en affaire mais si on ne fait pas attention, l'argent peut partir très vite.




















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