mardi 3 septembre 2013

La Paz, Huayna Potosi, Sucre, Santa Cruz, Trinidad, Rurrenabaque: du 01 au 30-08-13

La Paz

JEUDI 01-08-13, VENDREDI 02-08-13, SAMEDI 03-08-13
On se lève à 3h30 pour dire au revoir à nos visiteurs. Une longue journée de voyage les attend. Surtout Fred et Damien qui retournent directement en France (Céline fait un petit séjour sur Miami). Ils ne sont pas aidés par un gros retard d'avion pendant l'escale à Santa Cruz. Ils doivent donc courir à l'aéroport de Miami pour attraper leur connexion. Ils sont bien fatigués à l'arrivée à la gare de Nantes mais contents de leur séjour.
Ici à la Paz, on se prend quelques jours de repos. On se balade dans les marchés et Jérôme fait le tour des agences pour organiser une ascension de la montagne Huayna Potosi (6088m quand même!!!). Il partira le 4 pour 3 jours. Ça a l'air très physique alors Christelle décide de rester à la Paz.  La veille du départ, il retourne à l'agence pour essayer l'équipement: chaussures de glacier, gros manteau, pantalon, gants, cagoule et casque.









Huayna Potosi

DIMANCHE 04-08-13
Jérôme a RDV à 9h15 devant l'agence. On arrive un peu en avance et tout à l'air fermé! On se demande si on a bien compris le lieu de RDV, ici ou à l'hôtel? Christelle retourne vite fait là-bas mais rien... Quelqu'un de l'agence de voyage attaché à l'hôtel essaie de contacter l'autre agence mais il ne trouve pas le numéro. Il continue de chercher pendant que Christelle va reprendre des nouvelles avec Jérôme. Là, tout s'est arrangé.  La femme des essais de la veille est venu le chercher.
Le groupe de 4 sera composé d'un Argentin, Mariano et un couple de deux Hollandais, Steven et "Slit".  Notre guide est déjà sur place. On le rejoint en mini-bus (1h de mauvaise route pour arriver au camp de base à 4700m). A l'arrivée, nous faisons leur connaissance (il y aura finalement 1 guide pour 2 personnes): un d'expérience, Pedro et un petit jeune de 17 ans, Lio. Ça sera sa 2ème ascension.
On nous donne d'abord à manger puis on enfile nos chaussures de glacier (sur lesquelles on rajoute des crampons) et piolets et partons faire de petits entrainements pendant 2h, 2h30 sur un glacier pas très loin. Sur des petites pentes pas trop raides, on nous fait monter et descendre le glacier de différentes manières sur 10m.
Vers 17h, nous rentrons au camp de base et préparons thé et gâteaux. Puis, soirée tranquille jusqu'au repas. Il commence à faire frais. Vers 20h, on va se coucher, tous bien emmitouflés dans nos duvets. On ne dort pas beaucoup car avec l'altitude, on se réveille beaucoup mais aussi à cause des deux Hollandais qui discutent comme en plein jour et qui n'hésitent pas à allumer leur lampe frontale et à éclairer toute la pièce.

Pendant ce temps à la Paz...
Christelle va faire quelques petites courses, profite d'un carnaval dans le centre et déguste une glace qu'elle croyait à la fraise. Dommage, c'était à la cannelle. Pas le même gout. Un peu déçue. Puis, c'est un aprem et soirée tranquille à l'hôtel.








 
LUNDI 05-08-13
On nous réveille à 7h30. Le petit déj est prévu à 8h. Ensuite, nous prenons nos gros sacs car il faut emmener toutes les affaires (les nôtres et celles qui nous ont été prêtées). Celui-ci est bien lourd maintenant! Aujourd'hui, nous marchons jusqu'au refuge qui se trouve à 5130m d'altitude. Nous n'aurons pas besoin de nos chaussures à glacier, seulement de nos chaussures de rando. C'est parti pour 2h30 de marche, très essoufflés avec le poids du sac et l'altitude. Heureusement, notre guide nous fait marcher très lentement. Les paysages sont magnifiques. On se sent vraiment tout petit. On a le Huayna Potosi en ligne de mire. La deuxième partie de la montée est bien glissante, d'ailleurs les 2 Hollandais ont bien du mal à avancer!
Nous arrivons vers midi. Ce sera tout pour aujourd'hui. On nous sert le repas et toute la journée est libre. Il faut beaucoup boire. On nous propose donc du thé à la coca et d'autres sélections (à l'anis car c'est bon pour l'altitude). En haut, il n'y a pas d'eau et le seul moyen est de faire fondre de la neige et de la faire bouillir. Jérôme fait aussi la connaissance de David, un Français qui lui est seul avec son guide. Il vient de l'île de Ré. C'est un travailleur saisonnier et il vient de passer un an dans les Caraïbes avec son amie qui, elle aussi, ne se sentait pas de faire cette ascension.
Mariano, lui, a décidé de faire de petites descentes de ski. Quand on voit le matériel, on lui dit qu'il prend des risques mais il le fait quand même! Pas très à l'aide, il s'est fait quelques frayeurs. On joue aussi aux cartes pour passer le temps. De toute façon, à 18h, on nous fait manger et à 19h, on va tous se coucher après avoir préparé nos affaires pour l'ascension finale (on se lèvera vers minuit et demi). On sent bien l'altitude et il fait très froid. D'ailleurs, impossible de fermer les yeux la nuit. On ne doit dormir que quelques minutes avant de se réveiller. Apparemment c'est normal à cette hauteur. Là encore, nous sommes tous bien emmitouflés, avec les bonnets pour ne pas avoir froid à la tête et attraper un mal de crâne.

Pendant ce temps à la Paz...
Hummm une bonne grasse mat puis un petit tour vers les marchés pour le repas du soir. De la lecture, quelques séries sur l'ordi.








MARDI 06-08-13
Minuit et demi, Pedro vient nous réveiller (même si nous l'étions déjà tous!). On enfile tout notre équipement. Jérôme rajoute son cycliste polaire à son pantalon et au pantalon de neige. Il aura aussi un t-shirt à manches longues, sa veste, son polaire et son manteau, deux paires de chaussettes, un bonnet, deux paires de gants et son chèche.
Après avoir bien mangé et bu quelques thés de coca et anis, c'est le départ. Nous mettons nos casques, lampes frontales et crampons aux pieds. Les guides font les cordées. Pedro aura les 2 Hollandais et Mariano et Jérôme ferme la marche derrière Lio. Il y a 5h d'ascension jusqu'au sommet. Nous devons y être pour le lever du soleil. David et son guide partent avant nous et ils avancent plus vite. Nous ne le reverrons pas dans l'ascension. Nous, nous marchons très lentement. C'est vraiment unique de se retrouver là, en pleine nuit, en haute montagne, attachés les uns aux autres comme ça! On fait plusieurs arrêts pour boire, grignoter des petites choses, pour faire pipi aussi (pas évident avec toutes les épaisseurs). Nous voyons au loin d'autres lampes frontales. A un moment, nous avons une vue magnifique de la Paz, toute éclairée. Plus on monte, plus il fait froid et venteux. Les pauses se font plus courtes pour éviter d'avoir froid trop vite. En 5 minutes, on sent déjà les bouts des doigts (pieds et mains) se refroidir.
L'ascension est quand même physique. Nous voyons quelqu'un redescendre avec son guide. Il ne pouvait pas aller plus loin.
Le jour commence à se lever. Nous ne sommes toujours pas arrivés. Nous n'aurons pas le lever du soleil au sommet. On arrive à la dernière partie où là, ça grimpe à 80%. On commence notre montée quand nous croisons David, qui lui entame déjà sa descente. C'est très dur, de part la pente mais aussi l'étroitesse du chemin. Il faut vraiment faire attention où on met les pieds sinon ça peut être dangereux. Surtout quand on croise des gens qui redescendent et qu'il faut les laisser passer. Il n'y a pas beaucoup d'espace. Là encore, les 2 Hollandais ne sont pas très à l'aise, Mariano non plus d'ailleurs! Jérôme flippe un peu aussi mais il est plus sûr dans ses gestes.
Ça y est, nous voilà enfin en haut, 6088m! C'est vraiment énorme! On est tous content de nous et notre guide nous félicite. On prend quelques photos. Quelle vue nous avons! On peut voir le lac Titicaca et la Paz. Nous restons entre 10 et 15 minutes. Il fait vraiment très froid et c'est très venteux.
C'est reparti pour la descente. Les places changent. Les derniers seront les premiers. Les 2 Hollandais sont encore moins à l'aise alors Pedro fait passer Jérôme et Mariano, qui a changé de cordée, devant. Ils iront plus vite qu'eux et ça leur évitera de prendre froid. Il fait jour et on peut donc apprécier le paysage, tout ce qu'on a monté pendant la nuit. On se rend alors bien compte des pentes vertigineuses et des vues des glaciers et de tout.
Notre corps est bien fatigué: mal de tête, envies de vomir. Mariano vomit d'ailleurs! La descente est longue et éreintante. Jérôme, qui aime pourtant bien faire des photos, n'a même pas la force et l'envie de sortir son appareil. Nous retournons au refuge où nous avons une heure pour nous poser un peu. On se sent tous comme des zombies, sans énergie. On a faim aussi. On a le droit à un thé. Il faut récupérer toutes nos affaires pour laisser la place aux nouveaux et c'est reparti pour une descente d'une heure et demi jusqu'au camp de base. Mariano n'a plus la force de porter son gros sac et c'est le guide qui s'en charge (il a deux sacs sur le dos).
Arrivé en bas, on redonne tout l'équipement et enfin, on nous donne à manger! Il est 13h. Le dernier repas était à minuit et demi. Nous avons le droit à deux saltenas. Ça fait du bien. Nous reprenons directement le mini-van direction la Paz. A 15h30, Jérôme frappe à la porte de l'hôtel. C'est quoi ses yeux!!! Il est complètement vidé! Une bonne douche bien chaude et une sieste s'impose. La journée a été longue. Il est content et fier d'avoir été jusqu'en haut.

Pendant ce temps à la Paz...
Christelle attend le retour de son aventurier! Lol.











La Paz

MERCREDI 07-08-13, JEUDI 08-08-13, VENDREDI 09-08-13
Nous devions partir pour Sucre dès le mercredi mais Jérôme est bien trop fatigué. On se prend 2 jours de plus. Jérôme en profite pour faire un passage chez le coiffeur. Il lui demande pas trop court mais il n'a pas dû se faire comprendre. Il est presque rasé sur les côtés! Par contre, c'est marrant, le coiffeur stérilise tous les ustensiles (sabots de tondeuse, peigne, ciseaux) à la lampe à huile. Tout ça, pour la modique somme de 10 bolivianos (1,10 euros!).
Nous essayons d'acheter nos billets de bus pour Sucre mais il faut les prendre le jour même. On se lève plus tôt le vendredi pour les acheter avant le check out à l'hôtel. Le reste de la journée, nous restons dans le hall de l'hôtel quand même et on utilise l'après-midi pour se rattraper sur le blog. Nous préparons nos sandwichs pour le soir. Notre bus n'est qu'à 18h30 et ce sera encore un long trajet de nuit.







Sucre

SAMEDI 10-08-13
Après 14h de bus, nous voilà à Sucre. Pour nous rendre en centre-ville, nous devons marcher une bonne demi-heure. On sent qu'il fait plus chaud qu'à la Paz même s'il n'est que 8h30. Nous essayons quelques hôtels, un peu trop chers pour nous avant de trouver l'alojamiento Potosi. On aura une grande chambre avec un parquet en bois bien grinçant.
Nous posons nos affaires et allons découvrir la ville. C'est plein de grands bâtiments blancs. Ça fait riche, même en voyant les gens. On a l'impression que la population est mixée avec les autres pays aux alentours. Les têtes changent de la Paz, les vêtements des femmes aussi: elles portent un chapeau noir droit et des jupes plus courtes, à hauteur des genoux.
Nous allons nous promener dans le parc Bolivar. Les gens s'y promènent et les jeunes jouent au foot dans les allées. Il y a une petite répliqua de la tour Eiffel et Christelle monte jusqu'en haut. Ce sera son Huayna Potosi à elle. Puis, nous allons au marché pour prendre notre déjeuner: un sandwich au jambon. On voit beaucoup de mendiants qui demandent les restes. On donne la fin de nos sandwiches à deux hommes âgés qui font vraiment de la peine.
Retour à l'hôtel pour une sieste. La fatigue du voyage de nuit se fait sentir. Nous ressortons pour le goûter. Il y a une pâtisserie française. Christelle se prend une crêpe beurre-sucre et Jérôme un tiramisu. C'était bon!
En soirée, nous cuisinons à l'hôtel. Pas facile de manger des spaghettis à la cuillère mais il n'y a rien d'autre. 







 
DIMANCHE 11-08-13
Le Dimanche se déroule un marché à Tarabuco, un petit village à environ 60km de Sucre. Nous prenons le bus de 8h30 devant la cathédrale pour nous y rendre. C'est très touristique mais intéressant car on peut voir les habits des différentes ethnies venant vendre au marché. Ils sont habillés différemment selon le village d'où ils viennent. Certains portent la montera en cuir noir, une sorte de casque guerrier. Les femmes l'ont pratiquement toutes remplacées par le joq'ullu, un chapeau en laine avec des perles de couleurs. Les habitants d'un autre village sont enroulés d'un poncho rayé rouge avec un gros bonnet de laine noir sur la tête.
Autour de la place principale se vend des textiles tarabucos: ponchos, ceintures, couvertures, etc... Puis, il y a le marché de fruits et légumes. On voit que c'est aussi un marché pour les locaux. Nous nous arrêtons dans un petit stand qui vend du poulet et pommes de terre frites. On s'assoit sur les petits tabourets devant et on déguste ce qui s'avère être des cous de poulet!
Nous faisons un autre tour puis nous nous asseyons sur un des bancs de la place. C'est plus discret pour prendre des photos. On remarque que le stand qui marche les mieux, toutes générations confondues, c'est celui des glaces. Il a un succès fou. A 13h, nous retournons vers le point de RDV pour le bus. On nous a bien prévenu qu'il n'attendrait aucun retardataire! A 13h30, nous repartons pour Sucre.
Nous nous posons un peu à l'hôtel avant de ressortir pour manger, pas trop tard car on a bien faim. Même en soirée, il fait bon. Ça nous change de la Paz.







 LUNDI 12-08-13
On ne se lève pas trop tard pour aller visiter dans la matinée la fabrique de chapeaux traditionnels, l'usine Sombreros Sucre. On nous montre d'abord en expo tous les chapeaux fabriqués ici, de toutes les formes, selon la région. Ils exportent aussi, surtout au Pérou. Nous entrons ensuite dans l'usine avec notre guide. 160 personnes travaillent ici, en 2x8 (7h - 15h et 15h-22h).
La laine utilisée pour les chapeaux vient à 60% de Bolivie et 40% d'Argentine. Elles sont mixées, lavées, séchées puis formées en cône et teintées. Ils utilisent beaucoup l'eau chaude et la vapeur. On voit toutes les étapes de fabrication jusqu'à la finition et le stockage. C'est très intéressant. La sécurité n'est pas aussi importante qu'en France. Les machines n'ont pas de protection et les gens travaillent à mains nues et en sandales.
Il y a un magasin à la sortie mais nous ne trouvons pas le pacena (chapeau de la Paz) que nous voulions. Nous le trouverons dans l'après-midi, dans le magasin du centre. Après la visite, nous passons par la gare routière pour réserver nos tickets vers Santa Cruz.
Nous allons ensuite flâner dans le parc Bolivar puis allons manger, encore une fois, à la pâtisserie pour une crêpe salée cette fois-ci.












 MARDI 13-08-13
Journée tranquille. Nous avons notre bus à 17h mais on nous permet de rester dans l'hôtel jusque là. On va juste faire des courses au marché pour nos sandwiches du soir.
Juste à la sortie de Sucre, nous nous arrêtons pour laisser passer un troupeau de chèvres mais le bus sent le chaud et le chauffeur doit sortir pour resserrer un boulon. On espère que ça tiendra...








Santa Cruz

MERCREDI 14-08-13
Nous arrivons sans plus de problème à Santa Cruz. Il n'aura fallu que 9h et quart de trajet. Il fait gris et le vent souffle fort à la station de bus. Tout le monde se couvre en descendant. On se repère vite fait et partons vers le centre pour trouver un hôtel. Nous marchons jusqu'au marché los Posos. Notre guide nous l'indiquait pour trouver les prix les moins chers. Les gens commencent tout juste à installer leur stands pour la journée. Nous demandons dans un hôtel où il n'y a apparemment plus de chambre de dispo (bizarre... ça n'a pas l'air plein), puis dans un autre mais les chambres font vraiment claustrophobiques. Nous essayons un peu plus loin et on en trouve un qui a l'air pas mal. Une petite chambre sympa et des hôtes très gentils.
On commence par une sieste. C'est dur les nuits dans le bus! Finalement, on ne sortira même pas aujourd'hui. On devait vraiment avoir besoin de repos.






  JEUDI 15-08-13
Ça va mieux ce matin. Nous sortons en fin de matinée pour aller manger. On va au pub anglais de la ville. Et oui, après un mois en Bolivie, la nourriture locale nous donne moins envie... Ensuite, nous marchons jusqu'au zoo. Il est assez petit mais on voit des tigres, pumas, singes et aussi pas mal d'oiseaux (perroquets, toucan).
De retour dans le centre, on se prend une glace et allons nous poser sur la place principale. Il fait chaud et on se sent comme dans une ville de bord de mer. Mais sinon, nous ne trouvons pas beaucoup d'intérêt à cette ville: c'est moderne et on ne retrouve pas l’authenticité de la Paz. En fin d'aprem, on s'assoit en terrasse avec vue sur la place pour trinquer à l'anniversaire de Christelle puis mangeons une grosse assiette de sushi dans un des restos japonais de la ville.








VENDREDI 16-08-13
Nous voulons partir pour Trinidad le lendemain alors nous retournons à la station de bus pour acheter nos tickets. Pas de chance, ils ne vendent que des billets pour le jour même. Il faudra revenir demain et pas trop tôt pour avoir de bons prix (ils descendent les prix au fur et à mesure que le bus se remplit).
On retourne vers le centre en passant par "l'avion pirate". Il était chargé en produits de contrebande ou drogue quand il a dû atterrir en urgence. Il n'a pas bougé depuis.
Nous faisons quelques courses pour le soir puis retournons à l'hôtel. C'est bruyant la journée avec les travaux et le centre commercial en dessous mais on est bien quand même.







SAMEDI 17-08-13
Nous quittons l'hôtel à midi. On peut laisser nos sacs. On reviendra dans la soirée pour les récupérer; notre bus n'est qu'à 20h. Nous allons manger en ville puis on se promène. On va aussi acheter nos billets de bus.
Vers 19h, nous sommes de retour à la station de bus. On se prend des sortes de chouquettes au fromage. Puis, on prend place et c'est parti pour une nouvelle nuit dans le bus.






Trinidad

DIMANCHE 18-08-13
Nous arrivons à Trinidad vers 6h du matin. Ça fait tôt! On attend un peu que le jour se lève et nous partons ensuite vers le centre. A part quelques motos, on est tranquille sur la route. Nous sommes dans le département du Beni, en Amazonie bolivienne. On ne ressent pas encore la chaleur à cette heure de la journée mais on reconnait la végétation tropicale.
Il est encore tôt pour sonner aux portes des hôtels. Nous attendons un peu à côté d'une auberge puis nous nous décidons. Quelqu'un vient nous ouvrir mais il n'y a pas de place ou alors ce n'est plus un hôtel. En tout cas, pas de chambre pour nous ici. On tourne un peu puis on entre dans un autre hôtel. C'est un peu cher mais notre guide nous avait prévenu que ça l'était un peu plus dans cette ville. Puis, on dort jusqu'à midi ; ça fatigue les nuits dans le bus!
Nous faisons ensuite un tour de la ville. Il fait très chaud. Sur la place centrale José Ballivian, nous réussissons à apercevoir un paresseux sur un des arbres. Les motos n'arrêtent pas de tourner autour de la place, tous sans casque et avec 2, 3 ou même 4 personnes dessus. Nous nous promenons un peu aussi le long du fleuve.
Dans la soirée, nous ressortons pour manger. Dur de trouver un endroit d'ouvert un dimanche soir. Nous avons dû trouver l'endroit à la mode car ça ne désemplit pas. Puis, avant de rentrer, on se pose sur un banc sur la place et regardons le manège des motos. C'est agréable de pouvoir être dehors le soir et ne pas avoir froid.







LUNDI 19-08-13
Deuxième journée à Trinidad. On profite d'une bonne grasse mat. En sortant, on voit que la ville est beaucoup plus animée que la veille. Tous les magasins sont ouverts et il y a encore plus de motos. Pour le repas du midi, nous allons dans un resto proposant un buffet brésilien (et oui, on n'est pas loin). Là-bas, on paye la nourriture au poids!
Nous retournons ensuite à la station de bus pour acheter nos billets pour Rurrenabaque pour le lendemain. On se promène un peu puis rentrons jusqu'à ce que le soleil descende un peu!







Rurrenabaque

MARDI 20-08-13
Journée de voyage. On s'achète quelques provisions pour la route dans un petit supermarché autour de la station. Normalement on devrait arriver vers 17h30 alors pas besoin de beaucoup.
A 9h30, nous allons à notre stand pour enregistrer nos sacs mais on nous dirige vers un autre. Ils n'ont pas dû vendre assez de tickets et ont passé nos réservations à une autre compagnie. Là-bas, ils prennent nos sacs et on commence à attendre. L'heure passe et on ne bouge toujours pas. On essaie de demander ce qu'il se passe mais on ne comprend pas ce que l'on nous répond. Ils parlent vraiment trop vite. Il y aurait quelque chose de bloqué... Enfin, à midi, on voit nos sacs qui bougent. On embarque. Le bus est presque vide. Ça va être une longue journée. On a déjà pris pas mal de retard et la route est apparemment mauvaise entre les 2 villes.
Au début du trajet, nous prenons le bac avec le bus. Après la traversée, on commence à voir des alligators sur le bord l'eau. On est collé à la vitre pour essayer d'en voir plus. Nous voyons aussi de très grands oiseaux noirs à la tête blanche et au cou rouge. Ils mesurent plus d'un mètre.
Tout le long du trajet, nous sommes bien secoués. Vers 18h, le bus s'arrête pour manger. On ne prend rien car on devrait arriver vers 21h. En attendant dehors, on se fait attaquer par les moustiques! Vite, vite, de la crème. On roule encore quelques heures puis on s'arrête encore une fois. On demande si c'est Rurre mais non.... c'est la pause mécanique. Les suspensions de devant viennent de lâcher et il faut réparer! Heureusement, il y a un garage encore ouvert et on nous ressoude ça sur le champ. Bon, avec ça en plus, nous ne sommes pas en avance. On se réveille à Rurrenabaque, à 1h30 du matin!!!
Nous récupérons les sacs et partons à la recherche d'un hôtel. Pas facile à cette heure tardive! Nous essayons autour de la gare routière mais rien alors on se dirige vers le centre. Les chiens aboient à notre passage. Nous trouvons un hôtel ouvert 24/24 sur la route. Ça n'ouvre pas au premier coup de sonnette mais un homme complètement sou sonne après nous, en insistant un peu plus et la porte s'ouvre! Une douche (froide mais il fait tellement chaud que ça fait du bien quand même) et au lit!







MERCREDI 21-08-13
Réveil vers 9h pour trouver un hôtel plus près du fleuve, le rio Beni. On laisse les sacs à l'hôtel et nous serons de retour pour déposer les clés avant midi. La ville de Rurre n'est pas très grande et on trouve assez facilement notre bonheur. On va rechercher les sacs puis on peut enfin aller manger un petit déj. Nous avons vraiment faim après la journée d'hier où nous n'avons presque rien mangé. L'endroit nous plait en tout cas.
On se promène un petit peu puis on va faire une sieste. Il faut dire qu'il fait très chaud. Nous ressortons dans la soirée et nous posons sur un banc le long du fleuve pour observer les gens et regarder le coucher du soleil.




 



JEUDI 22-08-13
Deuxième journée tranquille. Nous faisons le tour des agences pour voir le prix des tours en forêt et en pampa. On verra demain pour réserver. En fin d'après-midi, on voit les pêcheurs revenir avec le poisson. Il y en a des énormes.
Un gros orage éclate pendant la nuit et il pleut aussi beaucoup.





 



VENDREDI 23-08-13, SAMEDI 24-08-13, DIMANCHE 25-08-13
Trois jours de mauvais temps suivent. Pas de chance! En plus, on ne peut pas retirer de l'agence. On essaie en agence et aux distributeur mais rien ne marche. On se demande s'il y a un problème avec nos cartes et nos comptes. Du coup, on envoie un message à notre banque mais il faudra attendre le lundi pour savoir.
L'après-midi du vendredi, on profite d'une éclaircie pour monter jusqu'au point de vue. Ça grimpe dur! Le dimanche, on peut aussi faire une petite balade dans les environs. On voit des champs de bananiers.








LUNDI 26-08-13
Le matin, nous filons dans un internet café pour voir la réponse de la banque. Aucun soucis. Cela vient donc des banques du village qui ne prennent pas nos cartes. Donc pas d'excursion car pas assez d'argent. On est vraiment déçu. On aurait pu voir plein d'animaux. Nous essaierons de nous rattraper au Brésil même si ça sera évidemment plus cher.
Avec tout ça, on se décide à partir le jour même pour la Paz. Il y a un bus de nuit. Nous allons acheter nos tickets et on flâne la journée. Le départ est prévu à 18h. Il faut s'y rendre une demi-heure à l'avance mais on a l'impression que l'on est bien les seuls. Les gens arrivent plus tard et on entend la femme du guichet dire que le départ est à 18h30. Encore un peu d'attente.
Finalement, nous partons à 19h. Le trajet s'annonce difficile. La route est là encore très mauvaise.






MARDI 27-08-13
A 3h du matin, le bus s'arrête. Quand il essaie de repartir à 5h, c'est impossible. On est embourbé. Il faudra 2h pour sortir. On apprendra plus tard que les deux chauffeurs étaient fatigués et se sont arrêtés pour dormir un peu. Il s'est garé sur le côté sans voir que c'était de la boue. Les camions passent à côté sans problème.
On roule pendant 5h puis on s'arrête encore. La route est bloquée par des travaux. Personne ne nous dit rien mais une des passagères, une Bolivienne qui habite en France, nous explique que nous devrons attendre ici jusqu'à 17h, quand les travailleurs seront partis. Ils sont actuellement en pause déjeuner mais on ne veut pas nous laisser passer! Il faut prendre son mal en patience... C'est encore plus énervant car si l'on ne se serait pas arrêté pendant la nuit, on aurait pu passer.
A 17h, on repart. La route est vraiment mauvaise. On passe tout près de ravins. Comme nous montons, nous roulons du côté des falaises, à gauche. Dans un virage, une voiture en face fait un petit écart et les deux véhicules se percutent. Rien de grave mais le pare-choc est abimé. Ça discute dur entre les deux chauffeurs. On bloque la circulation; ça klaxonne de partout. On reste bloqué au moins une demi-heure comme ça.
Après toutes ces péripéties on arrive vers 1h30 du matin à la Paz après 30h30 de trajet! Dans la journée, nous avons fait la connaissance de Audrey et Camille, deux Français de Lyon et Loboche et Julia, deux Allemands de Berlin. On nous a déposé à la station de bus dans le nord de la ville alors on prend deux taxis tous ensemble pour le centre. Audrey et Camille connaissent un hôtel ouvert toute la nuit.
Là-bas, il y a de la place. On prend notre chambre et les gars partent boire un verre. On a bien eu le temps de dormir dans le bus et on n'est pas très fatigué. Dans le bar, il y a une bonne ambiance avec des gens qui jouent de la guitare, de la flûte et du djembé. Ils rentreront à 5h du matin.






La Paz

MERCREDI 28-08-13, JEUDI 29-08-13, VENDREDI 30-08-13
On se retrouve tous pour le petit déj. On ne mange pas beaucoup pendant les trajets en bus et on a très faim! On peut aussi retirer de l'argent. Ça nous rassure! Dans l'après-midi, on suit Audrey et Camille qui font leur achats de souvenirs et le soir, nous mangeons tous les 6 au restaurant mexicain. On retourne au bar d'hier soir pour quelques verres. Ça fait du bien de sortir un peu. Les 4 autres partent demain pour Lima.

Pour nos deux derniers jours à la Paz et en Bolivie, on en profite pour faire un peu de shopping et on achète nos tickets pour Lima au Pérou pour le samedi. Ça sera un long trajet en bus: 27h en tout.Pour s'y préparer, on voulait passer une bonne nuit le vendredi soir mais impossible de dormir à cause du bruit à côté. On ne peut pas trop en vouloir à Madame, elle "travaille", mais la musique forte ensuite alors qu'il est déjà 4h du matin, ça ne passe pas. Christelle va frapper à la porte mais ils ne veulent parler qu'à quelqu'un de l'hôtel. Il faut alors aller réveiller celle de la réception... Après, ça se calme mais il ne nous reste pas beaucoup de temps pour se reposer. On se venge un peu le matin en faisant du bruit. Espérons que l'on va pouvoir bien dormir dans le bus.
En tout cas, nous avons passer un super séjour en Bolivie. Ce pays nous a beaucoup plu.









8 commentaires:

  1. voilas j'ai lu tous les récits super comme dab impressionnant le trek il faut vraiment se faire confiance pour être encordé ensemble!!!! belles photos et comme vous dites la Paz vu de la haut dans la nuit avec toute les lumières super et pendant que Jérôme crapahute Christelle fait son marcher et la grasse mat elle à bien raison lol par contre beaucoup de trajet en bus bien fatiguant profiter en bien les enfants bisous et à bientôt
    Michel et Mrie France

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  2. Super séjour en Bolivie, nous avons vraiment bien aimé ce pays. On est pas prêt d'arreter les trajets en bus encore 1 mois et demi comme ça avant la fin.
    Gros bisous à vous 2.

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  3. La lecture continue, je regarde souvent s'il y a un nouveau post. :)
    Superbe ascension Jérôme, chapeau.
    Les photos sont magnifiques, les couleurs également. Pas trop fatigués par toutes ces heures passées dans les bus ??
    En tout cas, profitez en encore à fond. J'attends la suite avec impatiente.
    Bonne continuation.. Bisous
    Cécile S.

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    1. Si, les voyages en bus, c'est bien fatiguant! Parfois même, on n'a pas envie de le prendre, mais quand il faut descendre, on n'a pas envie de sortir. Je suis content de mon ascension, c'était vraiment énorme.
      La suite à la fin de notre séjour au Pérou.
      Bisous

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  4. je me suis régalée de tous vos commentaires, j'ai même ri de toutes les aventures que vous avez vécues, les photos sont toutes très belles, Jérôme bravo pour l'escalade de la montagne de 6088 m tu as du courage mais tu as raison car tu as eu l'occasion et tu en as profité , bravo, je vous admire tous les deux car vous nous faites vivre des moments exceptionnels, gros bisous et bon courage pour la suite,
    Françoise et Michel

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    1. Merci! On ne va pas les oublier de sitôt ces moments là. Encore plein de nouveaux souvenirs à se faire avant la fin.
      Bisous

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  5. Ah le bus , que des souvenirs . magnifiques photos et commentaire . Tu a du te régaler a faire ton trek? . moi aussi je n oublierai pas ce magnifique sèjour en BOLIVIE . bisous a vs 2 et bonne continuation

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  6. Oui, je me suis bien éclaté durant se trek. Et du bus on continue à en faire et d’ailleurs c'est toujours aussi fatiguant. Oh! faite on pense que c'est toi qui a mit ce message Fred, non?
    Bisous

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